La Pasta Party, est systématiquement organisée l'avant-veille de la course sur les Ironmen. Les athlètes s'y retrouvent en mangeant des "Carbos" comme aiment dire les américains, l'organisation fait ses discours, ... En suite, cette soirée est clôturée par le briefing d'avant course (on y rappelle les règles de course et les spécificités). Le problème de cette soirée, c'est qu'elle traîne en longueur surtout aux USA... Ils aiment féliciter tout le monde (le plus jeunes, le plus vieux, celui qui a perdu le plus de poids dans sa prépa... 35 kg cette années...). Bref, on a esquivé avant la fin.
Demain, la journée sera particulière... Je ne sais pas si j'écrirai un news. Je vais rentrer dans ma bulle et penser à la course, la refaire 10x, 20x dans ma tête, me concentrer, me motiver, me surmotiver... Samedi, il faudra partir à la guerre, on va tous souffrir, certain plus que d'autre, ... Pour ma part, étant donné l'objectif de chrono, je sais que la course va être dure, très dure, il faudra s'accrocher. Il n'y aura pas la place à la défaillance mentale. Mal, on aura mal, mais il faut garder la volonté phychologique d'avancer, de ne pas baisser les bras. Il y a deux jours, je discutais avec Laurie, une compatriote belge de Eupen, elle quand elle court son Ironman, elle se dit: "T'as pas le droit de te plaindre, de laisser tomber les bras... Tu es sur cette course parce que tu l'as voulu, tu te fais plaisir... d'autre homme on souffert plus que toi dans des guerres, dans des tranchées et on résisté... Donc résiste !". Cela peut paraître fou ce genre de réflexion. Quand on est triathlète de long, on comprend cette philo et s'il on veut être performant ou même finir la course, c'est la seule manière de penser pour passer la ligne d'arrivée. Qu'est ce qui nous pousse, à outrepasser nos limites et aligner 3,8km de nage, 180km vélo et un marathon sans break entre les épreuves... L'endorphine du sport d'endurance certainement, l'adrénalyne de réussir quelque chose de grand surement, mais avant tout c'est de démontrer que nos seules limites sont celles que nous nous imposons. Si personne, ne s'était dit on peut marcher sur la lune, on n'y serait jamais allé. Notre Ironman, c'est notre Lune à nous... Si on y croit, si on a la volonté, la motivation, on peut déplacer des montagnes !
Attention, je vous rassure, on n'est pas suicidaire, à vouloir atteindre le soleil et s'y brûler les ailes comme Icare. Pour préparer un Ironman, il ne faut pas le faire n'importe comment, il faut se préparer méthodiquement. Apprendre à se connaître, s'écouter, savoir de quoi on est capable... Mais pour cela vous pouvez faire confiance aux triathlètes et à sa communauté ! Plus méticuleux, méthodique, à la pointe de toute innovation en termes techniques et d'entraînement... je n'en connais pas beaucoup (Pourtant je suis passé par pas mal de sport avant le tri).
Anything is possible but be patient, don't panic... and be great!




